“Top 7” des Prévisions pour la Thaïlande en 2020

Comme en chaque début d’année, les prédictions vont bon train… Astrologues, voyants, cartomanciennes, numérologues, marabouts… chacun y va de son discours et de ses prévisions pour l’année qui s’annonce. Tout est bon pour scruter l’avenir et appréhender les événements futurs. En Thaïlande, plus que dans tout autre pays, où les gens sont très Croyants et s’en rapportent énormément aux signes, sorts et autres Superstitions, on a besoin de savoir de quoi demain sera fait. D’un autre côté, lorsqu’on parcourt les médias nationaux, on peut comprendre que le conjoncture actuelle puisse interroger certains, et inquiéter beaucoup d’entre eux.

Qu’est-ce qui attend le Royaume au cours des 12 prochains mois ? Les touristes resteront-ils à l’écart ? Certains grands projets vont-ils aller de l’avant ? Le Baht va-t-il continuer de monter en flèche ?…

Voici donc 7 annonces (parmi les sujets qui reviennent le plus souvent dans le Pays du Sourire) pour l’année à venir.

Malgré les nombreuses incertitudes et tensions qui s’annoncent, l’afflux de touristes sur le sol thaïlandais semble ne pas connaître la crise et est parti pour durer.

VERS UNE NOUVELLE ANNÉE RECORD EN MATIÈRE DE TOURISME

Un tsunami a déjà frappé toute la côte Ouest du pays, plusieurs coups d’État se sont succédés, l’économie mondiale est en déclin, la guerre commerciale gronde… mais le nombre de touristes en Thaïlande continue de croître bon an mal an. Même si l’Année 2019 a été en demi teinte et que beaucoup de professionnels de ce secteur et d’Expatriés persistent à se lamenter d’année en année et ne croient pas aux 3 décennies de croissance (arguant que les chiffres publiés par les autorités thaïlandaises sont bricolés), les faits semblent leur donner tort : en vérifiant le nombre de rotassions de vols à destination ou à travers le pays, la croissance des tours et excursions dans le Royaume, le nombre de bateaux de plaisance et ferries au services des voyageurs, d’hôtels et de villas privatives implantés ou en construction sur tout le territoire, de clients dans les centres commerciaux, de nouveaux Taxis… on s’perçoit que les touristes continuent d’arriver en masse en Thaïlande avec à la clef des records d’affluence.

La démographie a changé, les habitudes en matière de dépenses et de voyage aussi, surprenant beaucoup de spécialistes. Le pays a connu une évolution des plus rapides qui a vu une “curiosité” exotique attirant les touristes occidentaux à la recherche de “quelque chose de nouveau” à une économie touristique en plein essor et relativement stable se nourrissant de la croissance des classes moyennes mondiales. Dès lors, celles-ci n’ont cessé de se ruer sur cette destination qui a réussi à offrir un rapport qualité / prix remarquable, alliant confort, dépaysement et sécurité.

VERS L’ESPOIR D’UNE BAISSE DU BAHT ET D’UNE STABILISATION DE L’ECONOMIE THAÏLANDAISE

Même si l’économie thaïlandaise a connu un certain flottement ces derniers temps, la menace de sombrer dans la récession en 2020 reste faible (sauf choc particulier). Alors que les prévisions de croissance du PIB ne sont que d’environ 2 à 3% pour cette année, les points de friction qui ont entravé le développement du Royaume devraient se résorber peu à peu. Par ailleurs, avec une telle dépendance vis-à-vis du tourisme, le gouvernement redoublera de vigilance, soucieux de soutenir ce secteur stratégique qui rapporte des revenus considérables avec un trafic touristique qui devrait augmenter encore et encore (les Chinois vont revenir en nombre, tandis que les marchés émergents vont attirer de nouvelles lignes aériennes pour le Royaume).

Les tensions tels que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, une économie mondiale en déclin, le ralentissement des arrivées… devraient se dissiper peu à peu cette année.

Reste la fermeté du Baht par rapport aux principales devises en 2019 qui pénalise fortement la destination Thaïlande. Il semblerait que le Gouvernement ait pris conscience de ce problème et ait lancé des efforts concertés pour essayer d’endiguer la hausse de la monnaie nationale (bien qu’il ait des outils limités pour contrôler cela).

Le Royaume a réussi à tirer son épingle du jeu, en se connectant intelligemment au train économique chinois, qui devrait devenir la plus grande puissance du monde au cours de cette décennie et un tourisme synonyme de croissance et de prospérité.

VERS UNE RÉSOLUTION DE LA GUERRE COMMERCIALE AMERICANO-CHINOISE

Avec une élection présidentielle américaine prévue à la fin de cette année, le différend commercial américano-chinois devrait être solutionné quoiqu’il arrive. En effet, la résolution de cette “guerre” sera utilisée comme un exemple des capacités du président Trump en tant que négociateur et de son aptitude à être réélu. On appelle ça la politique…

La Thaïlande a peu souffert lors des réactions instinctives des groupes internationaux qui se sont empressées de réaligner leurs filiales sur les sanctions imposées à la Chine. En fait, quelques entreprises américaines ont déplacé leur fabrication de la Chine vers la Thaïlande (et le Vietnam). Pourtant, le Royaume était un fournisseur de composants sur de nombreux produits qui étaient construits en Chine pour l’exportation vers les États-Unis. Evidemment, il y a eu des retombées et un manque à gagner.

Malgré tout, le Pays du Sourire a continué à courtiser à la fois la Chine et les États-Unis, durant des négociations commerciales en cours avec quelques achats importants des 2 pays en sa faveur. La Thaïlande garde clairement ses options ouvertes, rehaussé par le fait que les États-Unis craignent que la nation du Sud-Est, avec la deuxième économie en importance, commence à basculer vers la Chine.

VERS UNE LÉGALISATION DES CASINOS

Voilà un sujet de conversation qui revient chaque année… Jusqu’à ce jour, les Jeux d’Argent sont interdits en Thaïlande.

Cependant, la multiplication des emplacements de tripots clandestins dans le Royaume devrait sûrement faire pression sur le Gouvernement… et le pousser à réfléchir très sérieusement quant à l’ouverture de quelques Casinos légalisés dans des lieux sélectionnés. Pattaya et Phuket sont 2 endroits tous trouvés (sans oublier Koh Samui), même s’il est pratiquement certain (d’après les spécialistes) qu’il n’y aura jamais un établissement de jeu à Bangkok. Justement, le jeu et les paris, bien qu’officiellement illégaux en Thaïlande, demeurent un passe-temps éminemment populaire et générateur d’innombrables devises. Cependant, du fait de cette prohibition, de très nombreux Thaïs sont obligés de se rendre dans les pays frontaliers tel que le Cambodge pour s’adonner à leur passion favorite avec un manque à gagner phénoménal pour les autorités thaïlandaises.

Pendant ce temps, au Cambodge justement, la station balnéaire de Sihanoukville, face au Golfe de Thaïlande, a été transformée en mini-Macao avec des jeux légalisés transformant la station balnéaire locale désordonnée en une attraction majeure pour les joueurs Chinois. De son côté, le Vietnam a ouvert à Phu Quôc son premier Casino pour ses habitants (selon certains critères), tandis que plusieurs établissements de ce type à destination des étrangers parsèment déjà le territoire (notamment, à Ho Chi Minh City).

Le Gouvernement thaïlandais, s’il veut attirer encore et toujours plus de touristes Chinois (et asiatiques) dans le pays, ne pourra pas continuer à faire la sourde oreille et abstraction de cette “poule aux œufs d’or” que représentent les jeux d’argent. Dés lors, la question n’est plus de savoir s’il est possible d’ouvrir des Casinos en Thaïlande, mais quand est-ce que les autorités vont donner le feu vert.

VERS UNE INTENSIFICATION DE LA GUERRE CONTRE LA DROGUE

Le Triangle d’Or était un terme inventé dans les années 1970 pour désigner le commerce croissant d’héroïne dans la région où les frontières thaïlandaise, birmane et chinoise se croisent. De nos jours, les champs de pavot ont été remplacés par des laboratoires produisant de grandes quantités de méthamphétamine (mixé avec la caféine, on créée le fameux “Ya Ba“), en comprimés ou en cristaux, pour les marchés extérieurs.

Cette année, la production a été endémique et les usines de méthamphétamine, des laboratoires de fortune recouverts de bâches, sont devenus itinérants, tout en se cachant sous l’immense densité de la jungle du Nord-Ouest du Myanmar.

Actuellement, il y a une pression internationale croissante sur le Gouvernement thaïlandais pour qu’il intensifie massivement sa surveillance et ses arrestations, tandis que celui-ci tend la main aux subventions diverses pour les opérations de surveillance. Les agences australiennes et américaines de lutte contre la drogue ont déjà identifié la région comme un important fournisseur international de stupéfiants et vont fournir aux autorités thaïlandaises une aide logistique et financière de plus en plus conséquente pour augmenter la taille et la portée des opérations contre les trafiquants sur le terrain.

VERS LA FIN ET LA VENTE DE “THAI AIRWAYS”

“Thai Airways” a été longtemps l’orgueil de tout un pays et l’un des fleurons des compagnies aériennes internationales. Mais avec le temps, elle est devenue un gouffre financier monumental. Entre un modèle commercial daté, une gestion hasardeuse, une flotte vieillissante, des tarifs bien au-dessus du marché actuel… “Thai Airways” a perdu 11 Milliards de Bahts, rien qu’en 2019 ! Une hémorragie d’argent qui ne cesse de perdurer.

Cette année, le Gouvernement va devoir prendre les décisions qui s’imposent, lui qui est le premier bailleur de fonds de la compagnie aérienne nationale. Au programme, réduction drastique des coûts, baisse des salaires des cadres, vente d’une partie de la flotte, abandon de la filiale “Thai Smile” et fusion avec la marque principale, abandon de certaines Lignes

Une année décisive, mais qui risque d’être douloureuse pour le groupe et devrait aboutir, à terme, à la privatisation de la compagnie, même si son Président clame haut et fort que “Thai Airways” ne disparaîtra pas et continuera ses opérations quoiqu’il arrive. Wait and see…

Dès lors, en 2020, il risque d’y avoir des pressions croissantes sur le nouveau Gouvernement pour qu’il fonctionne, tandis que l’économie du pays demeure au ralenti et que beaucoup d’habitants se plaignent de ne pas gagner suffisamment d’argent. Et comme toujours, dans pareil cas, qui blâme-t-on en premier ?

Sources : TheThaiger et Kohlidays

VERS UNE ANNÉE CHARNIÈRE SUR LE PLAN POLITIQUE

Les Elections de Mars 2019 semblent n’avoir pas changé grandement le paysage politique en Thaïlande. Certes, un nouveau Gouvernement est apparu, à la tête duquel on retrouve le Premier Ministre Prayut Chan-o-cha, mentor du Coup d’Etat sans effusion de sang de 2014, tandis qu’au Gouvernement, la plupart de ses partisans résident à des postes clef. Ajoutez à cela, les 250 membres du Sénat, tous triés sur le volet par l’ancienne Junte au pouvoir depuis Mai 2014.

Comme on dit en Thaïlande… “pareil, pareil, mais différent“. L’objectif premier de ce Gouvernement : promouvoir un nouvel essor concernant la démocratie dans le Royaume, une démocratie de “style thaïlandais” qui, selon la plupart des hommes au pouvoir, est vitale pour la stabilité du pays.

Evidemment, comme toujours, des voix dissidentes se font entendre, elles sont principalement constituées par des jeunes électeurs thaïlandais connectés et tournés vers l’avenir et de nombreux électeurs fatigués par les promesses non tenues des différents partis politiques antérieurs et des sempiternelles guerres entre les “Chemises Rouges” et les “Chemises Jaunes”. En même temps, de nouveaux leaders apparaissent, n’appartenant à aucun appareil politique traditionnel.

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