Un Médicament Thaïlandais Contre le SIDA approuvé par l’OMS

Depuis des années, la Thaïlande est très active dans la lutte contre le SIDA. Le Royaume a suivi avec succès une politique de santé publique axée sur la prévention, mais aussi la fabrication et la distribution à moindre coût de version génériques de plusieurs médicaments. Une volonté politique forte, un système de santé qui fonctionne bien et la production d’antirétroviraux génériques ont permis de faire progresser l’accès aux soins et de faire reculer la stigmatisation des séropositifs.

Dernièrement, un nouveau remède anti-HIV (“Efavirenz 600 mg”), fabriqué en Thaïlande, vient d’être ajouté à la liste des médicaments anti-VIH pré-qualifiés par l’OMS (“Organisation Mondiale de la Santé”), démontrant une nouvelle fois le dynamisme et le savoir faire du Pays du Sourire en la matière.

LE SIDA EN THAÏLANDE : LES CHIFFRES

En 2016, sur une population de plus de 70 millions d’habitants en Thaïlande, on estimait à 450 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH et à 16 000 le nombre de personnes décédées des suites du SIDA. Après l’Afrique subsaharienne, l’Asie est la région où le plus grand nombre de personnes vivent avec le VIH, la Thaïlande abritant environ 9% des séropositifs de cette zone.

L’épidémie de VIH en Thaïlande est concentrée dans certaines populations clés. Les personnes les plus touchées sont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les travailleurs du sexe (hommes et femmes), les personnes transgenres et les utilisateurs de drogues injectables. Les migrants et les prisonniers sont, également, plus vulnérables au VIH que la moyenne nationale.

La prévalence du VIH est en baisse dans le Royaume en raison du succès des programmes de prévention du virus. Une étude a montré que près de 10 millions de personnes résidant dans le territoire siamois avaient évité la transmission du VIH grâce aux programmes d’intervention précoce auprès des populations clés touchées entre 1990 et 20105. Entre 2005 et 2016, le nombre de décès liés au SIDA a diminué de près des deux tiers.

En 2016, 6 400 nouvelles infections à VIH ont été recensées en Thaïlande. La plupart auraient eu lieu lors de rapports sexuels non protégés, ce qui représenterait 90% de toutes les nouvelles infections à VIH. La consommation de drogues injectables est la deuxième voie de transmission en importance dans le pays.

Sources : Kohlidays et The Nation

UN MÉDICAMENT CONTRE LA DÉTÉRIORATION DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

C’est un exploit de la part de la Thaïlande dans la lutte contre le SIDA, et pas des moindres : le médicament “Elfavirenz 600 mg”, orchestré par le “GPO” thaïlandais (“Government Pharmaceutical Organization”) a été certifiée par l’OMS. C’est la première fois qu’un médicament de ce type, fabriqué dans le Royaume (et en AESAN), réussit l’exploit d’intégrer le programme de pré-qualification de l’OMS.

En conséquence, les organisations internationales de la santé telles que le Fonds Mondial et l’UNICEF vont pouvoir, dorénavant, commander et acheter cet antirétroviral pour une utilisation dans les pays sous-développés.

Le “Efavirenz 600 mg” est indispensable pour les personnes vivant avec le HIV car il s’agit d’un médicament de schéma thérapeutique de première intention prescrit une fois qu’une personne a été testée séropositive. Il agit contre l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (“HIV”). Quelques 80 000 personnes séropositives utiliseraient le “Efavirenz 600 mg” dans le Royaume pour contrecarrer les complications de tout ordre qui pourraient subvenir lorsque leur système immunitaire se détériore.

Le “GPO” a mis 16 ans pour créer et développer ce médicament qui a passé avec succès tous les contrôles approfondis et méticuleux de l’OMS.

Le produit, fabriqué localement, est commercialisé à 180 Bahts, la boîte de 30 comprimés, tandis que le produit importé se vend à plus à de 1 000 Bahts la boîte (!)

Cette année, le “GPO” devrait produire 42 millions de comprimés du “Efavirenz 600 mg”, ce qui ne représenterait seulement que 2,5% de la capacité de production du “GPO” (d’une capacité combinée de 4 milliards de comprimés).

En outre, l’organisation thaïlandaise serait en train de faire enregistrer un brevet concernant cet antirétroviral, en vue d’une commercialisation à l’étranger, et notamment, aux Philippines qui seraient sur le point d’en commander pour un montant de 50 millions de Bahts.

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